Catégorie : Actualités

  • L’art accessible à tous grâce à Cléa

    Pendant trois ans, Anse-Bertrand, Morne-à-l’Eau, Le Moule, Petit-Canal et Port-Louis, accompagnés de la communauté d’agglomération du Nord Grande-Terre, vont mutualiser leurs moyens. Cette synergie doit favoriser l’accès à l’art à leurs populations.

    Jacques Billant, le préfet, Camille Galap, le recteur d’académie, et les représentants des communes du Nord Grande-Terre (1) ont, la semaine dernière, paraphé le Contrat local d’éducation artistique du Nord Grande-Terre (Cléa). Le premier du genre en Guadeloupe. Ce Cléa est le premier protocole de coopération entre l’État et un ensemble de collectivités sur un même territoire guadeloupéen, en l’occurrence le Nord Grande-Terre. Le contrat est conclu pour trois ans et peut être renouvelé une fois. Le Cléa a pour cible les enfants, les adolescents et les jeunes, sur le temps scolaire, périscolaire et hors temps scolaire. Son objectif : rapprocher ces différents publics des artistes, des oeuvres et des structures culturelles, et soutenir la mise en place de parcours d’éducation artistique et culturelle. Il prévoit la formation des acteurs participant à ce projet ambitieux ainsi qu’une présence artistique forte, notamment sous la forme de résidences d’artistes. Le Nord Grande-Terre est le territoire idéal pour lancer le dispositif. Cette partie de la Guadeloupe est éloigné des grands centres urbains et des lieux de diffusion culturelle. Toutefois, cela ne signifie pas que la région ne dispose pas d’atouts en matière de patrimoine, d’architecture et d’histoire. C’est sur ces richesses locales que le Cléa du Nord Grande-Terre a été élaboré. Il incite au travail en réseau entre les différentes communes et bénéficie du soutien des services de l’État, tels la Drac (Direction régionales des affaires culturelles), tant d’un point de vue financier que de l’expertise et du conseil.
    (1) Édouard Delta, maire d’Anse-Bertrand, Blaise Mornal, maire de Petit-Canal, Victor Arthein, maire de Port-Louis, Sheila Rampath, 7e vice-présidente de la CANGT, Sylvia Sermanson, 6e maire adjointe du Moule, et Philipson Francfort, 1er maire adjoint de Morne-à-l’Eau.
    Les six objectifs du Cléa au Nord Grande-Terre
    1. Compenser les inégalités d’accès à la culture, liées notamment à la ruralité des territoires en favorisant l’émergence de projets artistiques et culturels.
    2. Recenser les actions et les dispositifs existants.
    3. Favoriser la rencontre entre les artistes, les professionnels de la culture et les habitants.
    4. Encourager la pratique artistique et culturelle et transmettre les fondamentaux nécessaires à la poursuite d’une activité artistique tout au long de la vie.
    5. Accompagner les actions favorisant le développement du livre et de la lecture à travers, notamment les opérations nationales (Temps des poètes, Semaine de la francophonie, etc.).
    6.Encourager les opérations d’éducation à l’image, aux médias et aux nouvelles technologies.
    Camille Galap, recteur d’académie : « Donner des accès à la culture »
    « C’est important de signer ce genre de contrat car cela permet d’avoir plus de visibilité et de lisibilité sur les projets qui sont menés. Et de donner des perspectives d’accès à la culture pour tous, notamment aux jeunes qui n’en ont pas forcément l’opportunité. Au travers des enseignements d’éducation artistique et culturelle, ça apporte énormément aux jeunes comme compétences, en terme de réussite scolaire. Il y a un lien étroit à tisser entre l’Éducation nationale et le volet culturel et artistique. »
    Source : France Antilles 26 Juin 2015 par Franck Breland.
  • ANSE-BERTRAND Le fabuleux destin d’Armand Chérubin

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    La vie d’Armand Chérubin s’apparenterait presque à un conte philosophique s’il ne s’agissait pas d’une réalité. Cet Ansois de 84 ans, entièrement autodidacte a eu une brillante carrière professionnelle et poursuit encore un parcours exceptionnel dans le monde de la culture, des lettres et de la philanthropie.

    Armand Chérubin est né il y a 84 ans. Sa vie va suivre un seul et même fil conducteur : apprendre et s’ouvrir aux autres. En 2013, Armand Chérubin a été élu personnalité de l’année par l’Association internationale de l’encouragement public. C’est là, une nouvelle gratification qui vient s’ajouter aux innombrables autres (médaille de bronze de l’Académie internationale de Lutèce en 1986, prix de conte et de nouvelle, palme d’argent de l’association internationale de l’encouragement public en 1989, nombreuses médailles décernées par l’Académie des belles lettres et le consistoire des jeux floraux en Guadeloupe, etc.).
    Poète, écrivain, il est l’auteur de plusieurs ouvrages dont La légende de madame Coco : pacte avec le diable en 2000. En 1965, il fonde le cercle culturel ansois aux côtés de Flavien Ferrant, Isidore Guimba, Chaben, Robert Loyson et Valcou Gêne, où il assume la fonction de directeur artistique. En 1979, il devient président de l’Association familiale d’Anse-Bertrand et responsable culturel des Immortels, club des aînés de la commune. Auparavant, il était déjà engagé dans d’autres structures : Éclaireurs de France, Coeur Vaillant, Rose de l’Aurore, Clarté de Vénus (actuelle USA). « Toutes ces activités ont apporté du savoir-vivre et de la solidarité en leur temps. Les gens qui ont fréquenté ces associations sont devenus humainement plus riches car on y apprenait à bien vivre ensemble » , estime-t-il.
    Armand Chérubin est né en 1931. Il perd sa mère à l’âge de 11 ans et doit cesser l’école.
    EN APPRENTISSAGE À 12 ANS
    Ce double traumatisme le dote d’une volonté de fer : coûte que coûte, il se donnera les moyens d’apprendre. An tan Sorin, la population connait des heures difficiles et il est courant de voir les enfants travailler. Leurs responsables sont parfois cruels. Le jeune Armand peine à supporter cette situation. La tante qui l’a recueilli le réconforte avec tout son bon sens. « Tiens bon mon garçon. Fais toutes les tâches qu’on te donne à faire. Un jour, tu deviendras un homme et tu te serviras de ces expériences pour aider ceux qui en auront besoin. »
    L’adolescent accomplit son dur labeur sur l’habitation Lemercier, sans perdre de vue sa priorité. « Chaque fois que je pouvais trouver un moment, je repassais mes connaissances. » À 12 ans, il entre en apprentissage dans la maçonnerie. Il progresse vite et devient chef d’équipe.
    UN MODÈLE POUR BEAUCOUP
    En 1965, l’architecte Gilbert Corbin le repère sur un chantier alors qu’il forme des manoeuvres. « Votre place n’est pas ici, lui dit-il, vous seriez mieux dans un centre de formation » . Armand Chérubin suit le conseil et fait les démarches nécessaires. En 1966, il intègre l’AGFMO, à Petit-Bourg (une filiale de l’Afpa) en tant que formateur. Il travaille d’arrache-pied pour pouvoir enseigner, en plus de la partie technique, la partie théorique.
    À 45 ans, il obtient son premier diplôme et forme désormais des chefs d’équipe. On lui confie aussi de nouvelles responsabilités. En 1985, il est chargé par exemple, d’organiser une action de formation dans le béton armé à Saint-Pierre-et-Miquelon. « J’ai pu mettre en pratique les conseils de ma tante. Quelque chose me poussait à tout connaître : littérature, écriture, arts plastiques, mathématiques, cinéma, et à transmettre. Quand un de mes élèves était en difficulté, je le faisais venir le soir chez moi pour l’aider » . Atypique, ce formateur a été un modèle pour beaucoup des élèves qu’il a accompagné vers la réussite 33 ans durant.
    Encore et toujours en activité
    Aujourd’hui, Armand Chérubin consacre son temps entre écriture et arts plastiques. Deux ouvrages sont déjà bien avancés : un recueil de contes et légendes d’antan, qu’il tient de sa tante, et un récit plus autobiographique. Il trouve encore de l’énergie pour explorer les nouvelles technologies, la peinture et la gravure de calebasses.

    Source : France Antilles Stéphanie TOLLET Samedi 07 mars 2015

  • COMMUNAUTÉ D’AGGLOMÉRATION : Anse-Bertrand, Petit-Canal et Port-Louis dotés de nouvelles poubelles.

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    Vert et gris, ce sont les couleurs choisies par la CANGT pour les nouveaux bacs poubelle dédiés aux ordures ménagères qui seront bientôt distribués dans le Nord.

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    Au mois de mars, la communauté d’agglomération Nord Grande-Terre (CANGT) dotera les communes d’Anse-Bertrand, de Petit-Canal et de Port-Louis, de nouveaux bacs poubelles dédiés aux ordures ménagères. Avant la distribution effective, 18 jeunes recrutés par la CANGT et formés par la société Plastic Omnium enquêteront sur le terrain afin d’évaluer les besoins respectifs des populations des trois communes. Vert et gris. Ce sont les couleurs choisies par l’agglomération pour ces bacs.
    UNE ENQUÊTE PRÉALABLE
    Les foyers d’Anse-Bertrand, de Petit-Canal et de Port-Louis seront les premiers à bénéficier de cette poubelle flambant neuve qui, à terme, sera étendue à l’ensemble du territoire de la CANGT. Mais avant de recevoir le nouvel équipement, une enquête est menée auprès des populations. Sollicitée par la CANGT, elle est effectuée par la société Plastic Omnium Caraïbes, titulaire du marché, et vise à définir les besoins des différents producteurs de déchets (particuliers, commerces, administration etc.) pour la collecte en bacs à ordures ménagères et en bacs de collecte sélective.
    Dix-huit jeunes, recrutés par la CANGT, seront chargés de collecter les données – nombre de bacs à attribuer, leur volume, etc. – auprès des foyers des trois communes. Après une petite formation dispensée mardi au Pôle administratif de la CANGT, les jeunes ont entamé l’enquête sur le terrain hier.
    Pour tout renseignement, vous pouvez contacter la CANGT au 05 90 48 77 80.

    L’enquête en bref

    La société Plastic Omnium Caraïbes-titulaire du marché lancé par la CANGT – procède à une enquête de conteneurisation en vue de la distribution de bacs pour les ordures ménagères.
    Dans le cadre de cette enquête-débutée hier et qui devrait durer de deux à trois semaines – les 18 jeunes recrutés, formés et vêtus de tee-shirts aux couleurs de Plastic Omnium et munis de badge, passeront de maison en maison et questionneront les habitants d’Anse-Bertrand, Petit-Canal et de Port-Louis afin de déterminer leurs besoins (nombre de bacs, volume de ces bacs, etc.) En cas d’absence, un avis de passage sera laissé dans la boîte aux lettres. Au cours de cette enquête, les populations des trois communes seront aussi interrogées sur la qualité du service de collecte des ordures ménagères. Les avis ainsi récoltés visent à permettre à la CANGT de définir des actions pour améliorer, optimiser et moderniser le service sur le territoire intercommunal. Ce bac, de couleur vert et gris et d’abord distribué aux trois communes du Nord Grande-Terre, sera à terme étendu à l’ensemble du territoire de la CANGT. Le Moule et Morne-à-l’Eau, déjà pourvus de bacs, verront les leurs remplacer à échéance des marchés en cours. Enfin, à partir du mois de mars, la collecte des ordures ménagères sera externalisée sur l’ensemble de la CANGT et le personnel réparti.
    @Source : DM –  France-Antilles Jeudi 08 janvier 2015